On met souvent sur le compte de la confusion ce qui relève de l’audition. Un résident qui n’entend pas passe pour un résident qui ne comprend plus.
Accompagner un résident malentendant en EHPAD tient à sept réflexes simples : se placer face à lui, capter son regard, parler normalement, écrire ce qui doit être exact. Côté équipement, les aides auditives de classe I sont intégralement prises en charge au titre du 100 % Santé. Pour les résidents sourds signants, rien ne remplace la formation langue des signes d’Axio Care, 14 heures certifiantes RS6796, éligibles au CPF et aux fonds OPCO.
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Formation LSF : 14 h certifiantes RS6796, finançables OPCO. Ateliers en contexte de soin.
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Face à un résident malentendant en EHPAD non repéré, le tableau trompe tout le monde. Un résident qui ne répond pas quand on l’appelle, qui acquiesce sans suivre, qui se retire des temps collectifs et qui s’énerve quand on insiste : le tableau ressemble à s’y méprendre à un début de troubles cognitifs. Il décrit tout aussi bien une perte auditive non repérée. L’erreur de lecture est fréquente, et ses conséquences sont lourdes : on parle plus fort, on simplifie le vocabulaire, on s’adresse à l’entourage plutôt qu’à la personne, et l’isolement s’installe pour de bon. Le premier réflexe utile devant un comportement de retrait n’est donc pas de conclure, c’est de vérifier ce que la personne entend réellement.
Sourd et malentendant ne veulent pas dire la même chose
La très grande majorité des résidents concernés sont devenus malentendants avec l’âge. Ils ne pratiquent pas la langue des signes, ils n’en ont jamais eu besoin, et ce n’est pas ce qu’il faut leur proposer. Pour eux, tout se joue sur les réflexes de l’équipe et sur la qualité de l’appareillage. Une minorité de résidents, en revanche, sont sourds de longue date et signent. Pour ceux-là, l’absence de LSF dans l’établissement signifie un isolement quasi total, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, avec des équipes qui ne peuvent littéralement rien leur dire. Distinguer ces deux situations est la première chose à faire, et elle change complètement la réponse à apporter.
Quelques signes partagés, pas une équipe d’interprètes
Pour un résident sourd signant, il ne s’agit pas de traduire des conversations complexes mais de pouvoir dire bonjour, proposer à boire, annoncer la douche, nommer une douleur, demander si ça va. La formation langue des signes d’Axio Care est construite pour cela, avec des ateliers et des mises en situation en contexte de soin sur deux journées entièrement synchrones.
Sept réflexes qui ne coûtent rien
Accompagner un résident malentendant en EHPAD ne demande aucun matériel : les sept réflexes tiennent en quelques lignes. Se placer face à la personne, à sa hauteur, le visage éclairé et jamais à contre-jour. Capter son regard avant de parler, par un geste ou un toucher léger sur le bras, parce qu’elle ne vous entendra pas l’appeler. Parler normalement, sans crier : hausser la voix déforme les lèvres et rend la lecture labiale plus difficile.
Ensuite, couper la télévision et le bruit de fond avant d’engager une conversation, reformuler autrement plutôt que de répéter trois fois la même phrase, écrire ce qui doit être exact comme un horaire ou un nom de médicament, et vérifier la compréhension en faisant reformuler. Le fonctionnement des aides auditives et leur prise en charge sont détaillés par l’ Assurance Maladie.
Quatre erreurs quotidiennes en établissement
| Crier | Déforme les lèvres et rend la lecture labiale impossible |
| Parler en se détournant | La personne perd le visage et le fil en même temps |
| S’adresser à la famille | Prive le résident de sa place dans l’échange |
| Répéter à l’identique | Reformuler autrement marche bien mieux |
L’appareillage, et ce que l’équipe peut dire à la famille
L’équipe peut rendre un service considérable à une famille en lui expliquant le 100 % Santé, souvent mal connu. Les aides auditives de classe I sont intégralement prises en charge, sans aucun reste à charge, par l’assurance maladie obligatoire et la complémentaire responsable. L’audioprothésiste doit systématiquement proposer au moins une offre 100 % Santé pour chaque oreille à appareiller. Ces appareils ouvrent droit à trente jours minimum d’essai avant achat, à quatre ans de garantie, et le suivi est compris dans le prix.
Deux précisions utiles au quotidien : la prise en charge du renouvellement n’intervient qu’après quatre ans, calculés de date de facturation à date de facturation et pour chaque oreille séparément ; et les piles sont prises en charge à raison de trois à dix paquets de six par an selon l’appareil. Pour les résidents sourds signants, la formation langue des signes d’Axio Care reste la seule réponse. Et en cas d’urgence, le 114 permet de joindre les secours par SMS, 24 heures sur 24, comme l’explique le ministère chargé du handicap.
| La situation | Ce que l’équipe peut faire | Le point à connaître |
|---|---|---|
| Résident appareillé mais qui n’entend plus | Vérifier les piles avant toute autre hypothèse | 3 à 10 paquets de 6 piles pris en charge par an |
| Famille qui renonce pour le prix | Expliquer le 100 % Santé | Classe I intégralement prise en charge, sans reste à charge |
| Appareil ancien et inadapté | Orienter vers une consultation | Renouvellement pris en charge après 4 ans, par oreille |
Résident malentendant en EHPAD :
les 6 habitudes à installer
- Vérifier l’audition avant de conclure : un retrait social s’explique par l’oreille aussi souvent que par la mémoire.
- Contrôler les piles chaque matin : c’est la première cause d’un appareil qui ne sert plus à rien.
- Baisser le bruit de fond : couper la télévision avant de parler change plus de choses que de hausser le ton.
- Écrire ce qui doit être exact : un horaire, un nom de médicament, une date de visite : sur un papier, pas à l’oral.
- Transmettre dans les relèves : ce qui fonctionne avec ce résident doit être écrit, sinon l’équipe de nuit recommence à zéro.
- Afficher le 114 : le numéro d’urgence par SMS doit être connu avant d’en avoir besoin.
Résident malentendant en EHPAD :
quatre moments de la journée
Le repas en salle commune. Le pire moment pour un résident malentendant en EHPAD : vingt conversations, des couverts, une télévision. Il décroche et finit par manger en silence. Une place dos au mur, face à la salle, et un voisin attentif changent sa journée.
Le soin du matin. Annoncer ce que l’on va faire avant de le faire, en se plaçant dans le champ de vision, évite le sursaut et l’opposition. Beaucoup de refus de soin ne sont que des surprises mal vécues.
La nuit. L’appareil est retiré, la lumière est basse, et la personne n’entend plus rien du tout. Un toucher léger sur l’épaule avant d’allumer, jamais une main qui surgit dans le noir.
La visite de la famille. C’est le moment où l’équipe peut transmettre les réflexes qui marchent, et parler de l’appareillage. Une famille repartie avec l’information sur le 100 % Santé revient parfois avec une solution.
Ce que l’établissement y gagne, au-delà du confort
Un établissement qui sait accompagner un résident malentendant en EHPAD y gagne bien au-delà du confort de la personne. Les refus de soin diminuent, parce qu’une bonne part d’entre eux venaient d’une consigne non entendue. Les troubles du comportement attribués à la nuit s’espacent, pour la même raison. Les familles, qui jugent l’établissement sur la qualité de la relation bien plus que sur les locaux, le perçoivent immédiatement. Et l’équipe elle-même applique ensuite ces réflexes à tout le monde : ralentir, se mettre face à la personne, vérifier qu’on a été compris. Ce sont des gestes qui profitent autant aux résidents désorientés, aux personnes qui maîtrisent mal le français et à celles dont la vue baisse. Le bénéfice déborde largement le public qu’on visait.
Du réflexe individuel à la compétence d’équipe
Les réflexes de communication s’affichent facilement et s’oublient tout aussi vite. Ce qui reste, c’est ce qui a été pratiqué en situation, et ce qui est partagé par assez de personnes pour survivre à un congé.
La formation langue des signes d’Axio Care dure 14 heures, soit deux journées entièrement synchrones, pour 1 649 € T.T.C. Elle se donne en présentiel partout en France ou en distanciel, avec des ateliers et des mises en situation en contexte de soin. Elle est certifiante RS6796, par le test d’aptitude LILATE du certificateur LINGUEO, et finançable par les fonds OPCO comme par le CPF.
Les sessions en présentiel se tiennent à Villeneuve-d’Ascq, à Lille et à Roubaix.
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Comment communiquer avec un résident malentendant en EHPAD ?
Avec un résident malentendant en EHPAD, on se place face à lui, visage éclairé, en captant son regard avant de parler, en parlant normalement sans crier, en coupant le bruit de fond, et en écrivant ce qui doit être exact. Puis en faisant reformuler pour vérifier.
Faut-il parler plus fort ?
Non. Crier déforme les lèvres et rend la lecture labiale plus difficile. Une articulation normale, de face, dans un environnement calme, est bien plus efficace qu’un volume élevé.
Les aides auditives sont-elles remboursées ?
Les aides auditives de classe I sont intégralement prises en charge au titre du 100 % Santé, sans reste à charge. L’audioprothésiste doit proposer au moins une offre 100 % Santé pour chaque oreille à appareiller.
Quand peut-on renouveler un appareil ?
Après quatre ans, calculés de date de facturation à date de facturation, et ce délai s’entend pour chaque oreille séparément. Les piles sont prises en charge à raison de trois à dix paquets de six par an selon l’appareil.
Les résidents malentendants connaissent-ils la LSF ?
Pour la majorité, non : ils sont devenus malentendants avec l’âge et ne signent pas. La LSF est en revanche indispensable pour les résidents sourds de longue date, qui seraient sinon totalement isolés.
La formation est-elle finançable par l’établissement ?
Oui. La formation est certifiante RS6796 et finançable par les fonds OPCO dans le cadre du plan de développement des compétences de l’établissement, ou par le CPF pour un salarié à titre personnel.
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